10.05.2008
Cote d’ivoire -Burkina Faso : frères siamois ou frères ennemis ?
Se limiter à une analyse très partielle de l’origine de la crise ivoirienne nous pousserait tout de suite à affirmer que le burkina est le principale responsable de la crise politique actuelle. En effet, nous savons tous que le Burkina a abrité de nombreux camps d’entraînement des rebelles ivoiriens et a même assisté la rébellion armée dans le conflit ivoirien.Ceci apparaît évident et n’est secret pour personne mais une analyse plus poussée, nous emmènerait à dire que malgré le fait que ce pays ait soutenu les forces rebelles, il nous faudrait avouer qu’il est pratiquement indispensable pour le développement de notre pays.
En effet, C’est sur ce dernier argument que je voudrais pousser mon analyse cette fois ci et vous la faire partager pour qu’on en discute avec le plus grand sérieux. La problématique qui se pose est la suivante, le Burkina est il pour la cote d’ivoire une nécessité avéré ou bien uniquement représente il un Etat ennemi. D’ où le sens de ma question : Cote d’ivoire -Burkina Faso : frères siamois ou frères ennemis. Autrement dit le développement de la cote d’ivoire et du Burkina est il intrinsèquement lié ?
- les millions de burkinabé en cote d’ivoire est ce une nécessité ?
Avec les millions de burkinabé que compte notre pays, le burkina se positionne à mes yeux plutôt comme un allié pour la cote d’ivoire qu’un véritable ennemi. A vrai dire, il faut avouer que le succès historique qu’a connu la cote d’ivoire est le fruit d’un dur labeur des paysans dont nombres d’entre eux sont des ressortissants Burkinabé. Ils ont apporté à la cote d’ivoire un progrès et un rayonnement international que continue à avoir notre pays malgré la crise actuelle.
C’est pour cela qu’il nous faudrait, nous ivoiriens au lieu d’ignorer constamment ce fait de plutôt les remercier pour tout ceci et continuer à promouvoir cette coopération qui nous ait profitable d’ailleurs dans tous les cas a tous les deux.
-Les burkinabé, le seul peuple qui nous connaît le mieux en Afrique !
En effet, il faut dire que les burkinabé en général ont une connaissance réelle et une approche plus pragmatique des problèmes que rencontre les ivoiriens.
Existe-t-il un burkinabé qui n’a pas fait la cote d’ivoire ? Ou quel burkinabé n’as pas une tante ou un oncle en cote d’ivoire ? Ces gens qui te répondrons non il en existe peu. Il danse nos dansent, mange nos plats, vivent à nos rythmes, écoute nos blagues, regardent nos films et rient comme nous. Franchement n’est ce pas merveilleux ça ! Pourquoi ne ferions nous pas pareils ? Arrêtons de se prendre la tête et semons les graines d’une vraie intégration.
En ces temps de réconciliation et d’intégration régionale qui courent, il est temps pour nous autres de parler franchement des politiques futures de nos chers pays et de l’avenir commun des deux pays que sont le Burkina et la cote d’ivoire tant au niveau du développement économique que de la coopération culturelle.
Nous devons montrer à toute l’Afrique et au monde entier un bel exemple d’intégration réussie et d’amitié Etatique. Nous avons les moyens de le faire et j’ y crois fortement. Le développement du Burkina est intrinsèquement lié au progrès économique et social de la cote d’ivoire, de même que la stabilité politique et sociale de la cote d’ivoire qui passe par une harmonisation de ses relations avec son voisin historique.
Il en va pour nous ivoiriens et burkinabé, de poser les vrais problèmes que nous rencontrons maintenant afin de les résoudre.
C’est pour cela que je salue avec chaleur, la délégation des chefs de villages ivoiriens au Burkina qui ont marqué par leur sagesse collective l’attachement de la cote d’ivoire à son pays ami et frère.
Je tiens aussi, à faire un sincère remerciement aux associations qui contribuent grandement aux coopérations culturelles. Ces initiatives doivent en contenir pleines d’autres car celles-ci doivent véritablement marquer le jalon d’une coopération culturelle et sociale de nos deux peuples.
21:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note